Eva a été abandonnée à sa naissance, en 1988. Pourtant, quelques mois avant ses 18 ans, un notaire de province lui remet son héritage : des dizaines de micro cassettes et un dictaphone. Depuis le centre d'éducation fermé où elle a été placée, Eva écoute toutes les nuits la voix de sa mère lui raconter la guerre du Liban, la chut du mur de Berlin, son père qu'elle s'est forcée à fuir, ses doutes sur l'utilité de son métier mais aussi le besoin irrépressible de partir, toujours repartir, là-bas, où les gens luttent et meurent. Pour qu'on ne puisse pas dire "je ne savais pas". Eva encaisse. Elle encaisse et déverse. Dans la boxe par exemple. Car malgré elle, elle va partir à la rencontre de sa mère : Anna Duval, grand reporter de guerre.

L'option art du spectacle du collège Jean Moulin de Chamiers participe au festival Printemps Ô proche Orient 2018.